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Logiciel industriel :
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Transition numérique oblige, l’univers de l’industrie est en pleine mutation : nouvelles possibilités, mais aussi nouveaux enjeux ponctuent désormais le quotidien du secteur. Les logiciels industriels, encore à leurs balbutiements il y a une vingtaine d’années, sont aujourd’hui solidement ancrés dans le paysage digital.

Mais ce déferlement constant de nouvelles applications peut facilement prêter à confusion : quel logiciel pour quel besoin ? Quels sont les tendances et enjeux majeurs du moment ? À qui faire appel pour déployer un logiciel industriel ? Autant de questions légitimes auxquelles nous allons tenter d’apporter des réponses à travers ce guide. C’est parti !

Table des matières

Qu’est-ce qu’un logiciel industriel ?

Concrètement, un logiciel industriel peut se définir comme un outil informatique dont l’objectif est d’optimiser un ou plusieurs processus industriels, généralement par le biais de l’automatisation. Ces logiciels peuvent être rangés au sein de deux grandes catégories : les logiciels industriels généralistes, pouvant fonctionner dans la plupart des secteurs industriels, et les logiciels spécialisés, conçus pour un secteur d’activité en particulier. Pour apporter du contexte à leur utilisation, voici les grandes familles de l’industrie telles que définies aujourd’hui :

L’industrie d’extraction

Elle regroupe les différentes activités du secteur primaire (mines, carrières…) dont l’objectif est de récolter des matières premières. Si de nombreuses entreprises françaises opèrent sur ce secteur, seules quelques-unes ont aujourd’hui atteint le statut de multinationales (Total, GDF Suez…).

L’industrie manufacturière

Cette seconde famille est composée des activités de transformation des matériaux et de production de biens, que l’on peut classifier selon trois sous-catégories :
  • L’industrie des biens intermédiaires (chimie, transformation des métaux, sidérurgie, bois et papier…) ;
  • L’industrie des biens de consommation (textile, habillement, pharmacie, équipements des foyers…) ;
  • L’industrie des biens d’équipement (construction navale ou aéronautique, équipements électriques et mécaniques…).
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Les solutions pour le secteur industriel

Vous cherchez un logiciel pour votre industrie? IT Shaker recense les logiciels industriels dans son annuaire. Consultez, filtrez, sélectionnez… Vous pouvez envoyer votre cahier des charges ou effectuer un appel d’offres auprès de plusieurs prestataires gratuitement. Retrouvez facilement dans notre annuaire toutes les solutions logicielles industrielles.

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À qui s’adresse un logiciel industriel ?

Le logiciel industriel s’adresse à trois typologies d’acteurs :

  • Les directions dans un premier temps, au travers de leur quête permanente de rentabilité et d'optimisation des processus.
  • Les responsables et techniciens opérationnels qui travaillent le plus souvent sur le terrain. Afin de travailler dans les meilleures conditions, ils sont susceptibles de rechercher des outils capables de les épauler au quotidien. Les ingénieurs peuvent également être amenés à utiliser ces outils dans le cadre de leurs recherches.
  • De façon plus éphémère, d’autres fonctions sont aussi amenées à utiliser des logiciels pour l’industrie : services marketing, R&D, commerciaux, achats ou même contrôle qualité pour ne citer qu’eux.
Il convient également de noter qu’au sein même d’une l’industrie, il existe de nombreux pôles et services, depuis la production jusqu’au transport en passant par la maintenance. Un logiciel pour l’industrie peut ainsi occuper de nombreux rôles, et être utilisé par des profils variés.

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Industrie 4.0 et usine du futur : définitions

Depuis une vingtaine d’années, le numérique progresse de plus en plus rapidement au sein de nos sociétés, avec un impact considérable sur l’ensemble du monde professionnel. Conséquences directes de cette évolution, les termes d’industrie 4.0 et d’usine du futur sont depuis plusieurs années maintenant au cœur des nouveaux enjeux (notamment logiciels) de l’industrie.

Malgré tout, leur emploi reste régulièrement source de confusions, nous allons donc clarifier les choses.

L’industrie 4.0 (qui fait référence à la quatrième révolution industrielle) peut se définir comme la révolution de l’industrie et de ses processus suite à l’émergence des nouvelles technologies : Big data, Intelligence Artificielle, IoT (Internet des Objets) ou encore l’impression 3D pour ne citer qu’elles. Néanmoins, un changement aussi fondamental que celui-ci entraîne l’apparition de nouveaux enjeux, que nous analyserons par la suite.

L’usine du futur, pour sa part, n’est “que” la représentation idéale d’une entreprise ayant achevé sa transformation numérique et pleinement ancrée dans l’industrie 4.0. Ainsi, une usine du futur est 100 % connectée, capable de produire plus rapidement et de réduire ses coûts en parallèle.

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pictogramme WP et témoignages

Livres blancs et témoignages à destination des professionnels du secteur industriel

Les livres blancs et témoignages clients sont des contenus de qualité que vous pouvez librement télécharger. Ils sont une source d’informations stratégiques à forte valeur ajoutée pour accompagner la digitalisation de votre industrie.

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Des enjeux de l’industrie 4.0

Nous l’avons vu, les bouleversements inhérents à l’industrie 4.0 sont loin d’être anodins pour les entreprises, contraintes de faire face à de nouvelles problématiques inédites. Nombreuses et variées, elles requièrent agilité, rigueur et innovation pour être surmontées.

1 - Des enjeux technologiques

On retrouve en première place l’ensemble des problématiques liées aux outils en eux-mêmes. Le choix de la solution adaptée n’est pas toujours évident, et demande une réflexion poussée. Mais il faut également penser “environnement” : comment intégrer proprement un nouveau logiciel à l’intérieur d’une infrastructure ? Ou comment opérer la transition entre l’outil entrant et l’outil sortant ? Plus important encore, la question de l’efficacité. Une des promesses de l’industrie 4.0 étant l’accélération des cadences de production, il est tout à fait légitime pour les décideurs de chercher à éviter de mauvaises décisions pouvant entraîner l’effet inverse de celui escompté. L’interopérabilité des systèmes (ainsi que leur communication entre eux) rentre aussi en ligne de compte : sans compatibilité entre systèmes, l’industrie 4.0 est vouée à l’échec. Or, garantir cette “symbiose” n’a rien d’un jeu d’enfants, dans la mesure où machines et logiciels sont généralement conçus par des entreprises différentes, susceptibles de les doter de traits uniques. Ceci étant dit, de nombreuses normes et protocoles voient le jour avec pour objectif l’harmonisation des relations entre outils (on peut par exemple citer le protocole OPC UA45, nouveau standard universel de communication entre machines.).

2 - Des enjeux humains

La démocratisation des nouveaux outils au sein de l’environnement industriel implique la transformation de nombreux postes. Ainsi, un défi majeur de l'industrie 4.0 est bien la formation : comment rendre autonomes des centaines, voire des milliers de collaborateurs sur un logiciel industriel pas toujours accessible ? L’accès à la formation en continu est d’ores et déjà une des clés de voûte de la transition digitale de l’industrie. Mais tout ne repose pas sur l’entreprise : les équipes doivent aussi faire preuve de curiosité et d’adaptation pour accompagner le mouvement et faciliter la conduite du changement en interne. L’anticipation des besoins futurs doit aussi être considérée avec attention : demain, de nouveaux métiers émergeront pour répondre à de nouveaux enjeux. Seront donc requis des experts spécialisés sur des domaines qui aujourd’hui n’existent pas forcément ! Sur une note moins réjouissante, la problématique de la destruction des emplois pose un défi de taille. Comment rassurer des effectifs peu enthousiastes à l’idée de se voir remplacés (directement ou petit à petit) par des machines ? Dans les faits, si certaines professions sont vouées à disparaître, d’autres vont en revanche profondément évoluer, tandis que d’autres encore feront leur apparition dans les années à venir. Mais dans une optique de gestion des Ressources Humaines, une telle question est toujours délicate à traiter - bien que salvatrice. Enfin, la sensibilisation aux bonnes pratiques (notamment sur la sécurité des données) est inévitablement à mettre sur la table des discussions lors des changements de fond.

3 - Des enjeux économiques

L’usine du futur, oui, mais à quel prix ? Bien des sociétés en quête de renouvellement se sont penchées sur la digitalisation de leurs processus avant de se rétracter, faute de moyens financiers. Il est évident que faire progresser la transition numérique d’une entreprise représente un investissement de taille. La question des coûts doit donc être abordée en priorité : quelle enveloppe budgétaire allouer à un tel projet ? Comment établir une liste des besoins exhaustive ? À quels endroits est-il possible de réaliser des économies ? En réalité, l’un des piliers de l’industrie 4.0 est justement la baisse des coûts, mais il s’agit là d’un objectif “final” à atteindre, qui requiert généralement plusieurs investissements en amont.

4 - Des enjeux sécuritaires

S’ils ont parfois tendance à être écartés des échanges, les enjeux de sécurité sont pourtant loin d’être anecdotiques. D’un point de vue matériel, des systèmes défaillants peuvent entraîner des arrêts de la production, ou même blesser des employés ! Dans un cas comme dans l’autre, de tels événements peuvent coûter très cher à l’entreprise, qui a donc tout intérêt à faire son entrée dans l’industrie 4.0 en s’appuyant sur des outils fiables. Mais la sécurité “en ligne” doit aussi entrer en ligne de compte : les données sont le centre névralgique de l’usine du futur et doivent par conséquent être protégées. De même, la capacité de résilience des installations face à de potentielles attaques informatiques pose un challenge de taille : comment réduire au maximum les chances d’intrusion ou, tout du moins, comment limiter ses dégâts ?

5 - Des enjeux environnementaux

Sur le plan écologique, l’industrie 4.0 met en avant une approche plus responsable, notamment grâce à l’emploi des énergies renouvelables, une utilisation des ressources plus efficaces ou encore des volumes de déchets en baisse. Pour autant, l’impact écologique nul reste pour l’heure une utopie : bien des machines requièrent des procédés polluants pour leur fabrication, sans oublier les émissions de gaz à effet serre qu’il est littéralement impossible de réduire à zéro. N’oublions pas non plus la pollution numérique, qui représente une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Si une industrie 100 % propre reste aujourd’hui impensable, l’important est surtout de faire en sorte que le passage à l’industrie 4.0 ne se fasse pas au détriment de l’environnement, mais plutôt dans une démarche de préservation et d’efficacité !

6 - Des enjeux géographiques

Si pendant longtemps l’heure a été à la délocalisation, la récente crise de la Covid-19 a montré qu’une industrie éparpillée aux quatre coins du monde comporte de nombreuses limites. En parallèle, le prix de nombreux équipements (notamment la robotique) a fortement diminué ces dernières années, favorisant ainsi l’enracinement sur le territoire national. Ceci dit, plusieurs obstacles subsistent : le coût de la main-d'œuvre est encore bien moins élevé dans des pays “usines” tels que la Chine ou l’Inde pour ne citer qu’eux et n’encourage pas forcément à une relocalisation de l’industrie. De plus, le rapatriement d’une activité demande la construction ou tout du moins l’acquisition de complexes de production adaptés et souvent onéreux. Il est donc parfois difficile d’abandonner des infrastructures à l’étranger conçues pour être amorties sur des dizaines d’années, uniquement pour s’inscrire dans une dynamique de changement.
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Webinaires pour les professionnels du secteur industriel

Les webinaires sont des séminaires en ligne de découverte ou de démonstration d’une durée courte qui permettent d’interagir directement avec l’organisateur. Vous avez une question spécifique ? Besoin de découvrir une solution de l’intérieur ? Consultez le calendrier des webinaires proposés par les prestataires de logiciels pour l’industrie, et participez à votre rythme selon vos disponibilités !

17 juin 2021 vignette

Optimiser le Service Après-Vente d’une gestion à l’affaire

Par ISILOG17 juin 2021 à 10h00 - Durée : 1h

Intervenants : Basile Marzloff | ABAS France

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Logiciel industriel : catégories et fonctionnalités principales

Le terme de “logiciel industriel” est relativement vague : il existe de nombreux outils informatiques industriels à l’heure actuelle, et tous les référencer serait une mission presque sans fin. En revanche, nous avons sélectionné pour ce guide les principaux types de logiciels pour l’industrie. Sans plus attendre, passons aux présentations.

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Le logiciel ERP

L’ERP (Enterprise Resource Planning) ou PGI (Progiciel de Gestion Intégré) est sans aucun doute l’un des logiciels industriels les plus connus. Son but ? Centraliser la gestion des activités dans un Système d’Information.

Au programme des avantages : un gain de productivité conséquent, des coûts maîtrisés, une réduction du temps de transition des informations (mise à jour en temps réel), une fluidification des échanges et surtout une vision globale de l’activité pour favoriser les prises de décision.

Au niveau de son utilisation, le logiciel ERP est l’un des seuls outils informatiques utilisés par la majorité des fonctions de l’entreprise (direction, marketing, responsables de production, techniciens…) tant son champ d’action est vaste.

Quelques éditeurs de logiciels ERP industriels :

  • Sylob
  • SAP
  • Cegid PMI
  • Open Prod
  • QAD
  • Aprodix

Le logiciel MES

Les logiciels MES (Manufacturing execution System) sont spécialisés dans le suivi et le pilotage des différents processus industriels. Collecte de données de production, traçabilité des machines et opérateurs, contrôle de la qualité ou de l’ordonnancement, les possibilités sont nombreuses. Couplé à d’autres outils tels qu’une GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur) ou un APS (Avanced Planning and Scheduling ou Système de Planification Avancé), c’est un outil particulièrement efficace. Pour résumer grossièrement, son rôle est d’assurer le lien entre l’ERP et le/les ateliers.

Généralement, c’est un logiciel utilisé par les chefs d’ateliers ou les responsables de production ayant besoin de s’assurer du bon fonctionnement de leur usine. Toutefois, il arrive que les techniciens soient amenés à s’en servir afin de contrôler certains systèmes.

Quelques éditeurs de logiciels MES :

  • Quasar
  • Alpha 3i
  • Ordinal
  • Gedix
  • Courbon
  • Productys
  • Creative IT

Le logiciel SCM

Passons maintenant aux solutions industrielles de SCM (Supply Chain Management ou gestion de la chaîne d’approvisionnement en français). L’objectif de ces outils n’est ni plus ni moins que de garantir une bonne coordination des chaînes logistiques.

Cela passe par une planification des stocks, de la demande, mais aussi des cadences de fabrication par exemple. Un tel outil doit aussi être capable d’automatiser le déclenchement de commandes lorsque le niveau critique de certains stocks est atteint.

En règle générale, les logiciels de SCM sont manipulés par les responsables Supply Chain, les acheteurs et parfois les opérateurs à la recherche d'informations.

Quelques éditeurs de logiciels de Supply Chain Management :

  • SAP
  • Oracle
  • JDA Software
  • Sepdata
  • Vekia
  • GFI - Inetum

Le logiciel TMS

Après les stocks et la chaîne d’approvisionnement, place au suivi du transport. Les logiciels de TMS (Transport Management System) sont utilisés à des fins d’automatisation sur différentes tâches liées au transport. Concrètement, de tels outils proposent de rationaliser les différents processus liés au transport des marchandises, afin de réduire le temps nécessaire à leur acheminement.

Ils sont également utilisés pour répondre aux différents besoins de traçabilité. L’objectif final des TMS est de faire baisser le budget du transport. Parmi les “key users” à mentionner, responsables logistiques et les responsables supply chain sont aux premières loges.

Quelques éditeurs de logiciels TMS :

  • Mercury Gate
  • Oracle
  • Manhattan
  • Savoye
  • Microtrans

Le logiciel WMS

Dans l’industrie, les entrepôts et autres lieux de stockage occupent une place prépondérante dans la stratégie des entreprises. Un logiciel WMS (Warehouse Management System) est justement conçu pour l’optimisation des différents stocks au sein des entrepôts.

Attention à bien faire la différence avec les logiciels SCM, utilisés sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

Les outils de WMS se caractérisent généralement par de nombreuses fonctionnalités avancées, prévues pour assurer une bonne coordination logistique chez les entreprises avec des enjeux de stockage importants. L’utilisation de tels programmes se limite le plus souvent au cercle des personnes évoluant dans l’univers de la gestion des stocks (responsables des stocks/de l’approvisionnement, employés dans les entrepôts….).

Quelques éditeurs de logiciels WMS connus :

  • Hardis
  • Manhattan
  • Savoye
  • BK Systèmes

Le logiciel QMS

Un QMS (Quality Management System) est un logiciel dont le rôle est d’assurer un pilotage optimal de la politique qualité d’une entreprise (processus, objectifs, normes…). À cet effet, il dispose de plusieurs fonctionnalités : documentation des bonnes pratiques et modes opératoires, vérification systématique ou encore analyse des différents résultats. Un logiciel QMS doit impérativement répondre aux exigences des normes ISO 9000 & 9001, relatives aux systèmes de pilotage de la qualité.

Ces outils peuvent généralement être utilisés par une grande variété de collaborateurs : responsable marketing, responsable qualité, opérateurs de suivi voire membres de la direction.

Quelques éditeurs de logiciels QMS :

  • Siemens Optcenter
  • Symalean
  • Qualios
  • Awensys
  • Agilium

Le logiciel GMAO

Le terme de GMAO renvoie à “Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur”. Derrière cette appellation à rallonge se cachent les différents logiciels industriels permettant d’assister les équipes dans la maintenance des différents équipements industriels dans une optique “préventive” (c’est-à-dire détecter les potentielles défaillances AVANT qu’elles ne se produisent). Il existe de nombreuses variantes de ces solutions, et leurs fonctionnalités peuvent parfois déborder du champ de la maintenance.

Mais pour rester sur le sujet de la GMAO, leurs fonctionnalités principales sont surtout le paramétrage d’alertes, la gestion des échéanciers et bien évidemment le pilotage de la maintenance de l’entreprise sur une seule interface.

Ses utilisateurs sont très majoritairement les responsables et techniciens de maintenance, et de manière plus ponctuelle des collaborateurs travaillant sur la gestion des stocks.

Quelques éditeurs de logiciels GMAO :

  • Siveco
  • ISILOG
  • CARL Software
  • Bob! Desk
  • CORIM Solutions
  • Fiix
  • Dimo Maint

Le logiciel GPAO

Toute entreprise évoluant sur le secteur de l’industrie doit faire face à des enjeux de production plus ou moins importants. Autrefois géré manuellement, le pilotage de la production s’effectue désormais à l'aide d’un logiciel GPAO (Gestion de la Production Assistée par Ordinateur). L’intérêt ? Des données de production centralisées au sein d’un référentiel unique pour gagner du temps, un tableau de bord de la production clair et efficace ou encore l’automatisation de plusieurs processus liés à la production, auparavant réalisés par l’homme.

Ces logiciels sont le plus clair du temps utilisés par les pôles de production, mais ici aussi, il arrive que des collaborateurs issus d’autres départements soient amenés à y recourir de façon ponctuelle.

Quelques éditeurs de logiciels GPAO :

  • Clipper
  • Sylob
  • Picador
  • Wavesoft
  • Divalto

Le logiciel IHM

Un logiciel IHM (Interface Homme Machine), pour le résumer grossièrement, est une interface permettant de connecter un utilisateur humain à une machine ou un système. La plupart du temps, il est directement intégré au système voulu, auquel les opérateurs accèdent via un écran intégré. Généralement utilisé pour optimiser des processus industriels précis, ce type d’outil informatique est le plus clair du temps utilisé par des opérateurs techniques, les intégrateurs système et les ingénieurs.

Quelques éditeurs de logiciels IHM :

  • Phoenix Contact
  • Ruxit
  • Integral System
  • CODRA
  • Iconics

Le logiciel PLM

Le PLM (Product Lifecycle Management) peut se définir comme l’ensemble des processus, méthodes et technologies utilisés pour piloter le cycle de vie d’un produit.

Il existe de nos jours de nombreux logiciels PLM aux avantages multiples : centralisation et sécurisation des données, partage plus facile, automatisation de certaines tâches…

Se passer d’un tel outil est aujourd’hui presque impossible, surtout au vu du durcissement global des différentes réglementations.

Un logiciel PLM est utilisé par l’ensemble des acteurs impliqués de près ou de loin dans la conception d’un produit : responsables, R&D, marketing, production ou même contrôle qualité.

Quelques éditeurs de logiciels PLM :

  • Aras Corporation
  • Oracle
  • Dassault Système
  • Enalean
  • Lascom

Le logiciel SCADA

Clôturons cette liste avec un type d’applications indispensable pour atteindre l’excellence opérationnelle : les logiciels SCADA (Supervisory Control and Data Acquisition). Le rôle de cet outil est de traiter d’importants volumes de mesures de contrôle, à distance et en temps réel. Pour faire plus simple, n’importe quel programme recevant des données issues du fonctionnement d’une machine pour en optimiser le fonctionnement est un logiciel SCADA.

Du fait de son orientation très axée autour de la récupération d’information, une application SCADA est majoritairement utilisée par les responsables d’ateliers ou de maintenance, sans oublier certains ingénieurs. Dans une moindre mesure, les opérateurs techniques peuvent aussi être amenés à y recourir afin de récupérer des données précises.

Quelques exemples d’éditeurs de logiciels SCADA :

  • Ordinal Software
  • Thales
  • Siemens Simatic
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Communiqués et Vidéos Industrie

Le secteur industriel connaît une floraison d’innovations et d’actualités. Si vous souhaitez connaître les dernières actualités technologiques pour l’industrie ou visionner des vidéos de présentation, c’est ici icone-ici

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Comment rédiger un cahier des charges pertinent ?

Bien souvent perçue comme un fardeau, la rédaction du cahier des charges pour un logiciel industriel n’est en réalité pas si complexe que cela. En revanche, c’est un exercice qui requiert rigueur et pragmatisme pour être mené à bien. Dans cette partie, nous décortiquons le processus de réalisation d’un “CDC”, étape par étape.

Brainstormer !

La création d’un cahier des charges ne se fait pas en claquant des doigts, et nécessite une réflexion en amont. L’idéal est donc de réunir l’ensemble des personnes rattachées au projet pour en discuter au cours d’une ou plusieurs sessions de “brainstorming”, ou chacun peut apporter des éléments de réflexion. Cet agrégat d’informations brutes est très utile lors de la rédaction du CDC, et ne doit donc pas être négligé.

Définir un contexte et des problématiques

La toute première phase de rédaction consiste à contextualiser le projet. Après une brève présentation de l'entreprise et de son activité, il est nécessaire de revenir sur les enjeux principaux ayant abouti à l’émergence du projet de logiciel industriel. De cette manière, les différents prestataires potentiels peuvent identifier les points de blocage pour ensuite calibrer leur offre plus précisément.

Parler utilisateurs, besoins et résultats attendus

C’est LE point crucial du cahier des charges. Comment les personnes concernées vont-elles utiliser le logiciel industriel au quotidien ? Quelles sont leurs fonctions dans la hiérarchie ?

Vient ensuite la définition des besoins et des résultats attendus : quelles actions doit pouvoir effectuer le logiciel industriel ? Et surtout que doit-il permettre de faire ? Avec quelles contraintes matérielles et logicielles ?

Il est important d’être précis dans la formulation de ces exigences, car ce sont elles qui vont servir à définir les fonctionnalités attendues ainsi qu’à évaluer la pertinence des offres.

Une bonne manière d’expliciter les résultats attendus est de présenter des objectifs quantifiables et mesurables à l’aide d’indicateurs précis (aussi appelés KPI ou Key Performance Indicators) : par exemple, une diminution de 25 % des arrêts de production sur 2 ans.

Une étude de cas peut aussi être présentée pour aider les prestataires à mieux cerner le contexte des actions utilisateurs.

Fixer un périmètre au projet

Cette nouvelle étape vient placer des jalons humains et organisationnels au projet. Quels sont les interlocuteurs de choix dans l’entreprise ? À quels intervalles planifier les réunions de travail ? Toutes les installations d'entreprise sont-elles concernées ?

C’est également dans cette partie que sont évoqués les délais de réalisation : une date butoir globale est évidemment indispensable, mais diviser le projet en étapes est aussi une bonne idée. Ainsi, il devient possible d’éliminer directement les maîtres d'œuvre dans l’incapacité de respecter les limites temporelles.

Préciser l’enveloppe budgétaire

Un cahier des charges ne peut pas faire l’impasse sur l’aspect budgétaire. L’important est donc de mettre en avant une limite à ne pas dépasser pour le projet. Il est aussi envisageable de proposer une fourchette de prix plutôt qu’une valeur maximale afin de laisser plus d’amplitude aux prestataires pour présenter leurs offres.

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IT Shaker est un média destiné aux entreprises, et dont le but est de les aider dans leur recherche de solutions digitales adaptées à leur activité et problématiques de digitalisation. IT Shaker privilégie la qualité à la quantité. Loin d’être uniforme, tout contenu publié sur IT Shaker apporte des informations stratégiques à valeur ajoutée pour nourrir votre réflexion et accompagner votre prise de décision sur des problématiques IT et la digitalisation métier. IT Shaker informe en privilégiant l’expertise et les retours d’expérience.

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Logiciel industriel : éditeur ou intégrateur ?

Quelle que soit l’application voulue par l’entreprise, il est souvent indispensable de faire appel à un prestataire externe. En effet, à moins de disposer des compétences nécessaires en interne, c’est lui qui va s’occuper de la mise en œuvre de la solution et proposer un accompagnement pendant toute la durée du projet.

Aujourd’hui, deux grands types de prestataires se font face : les éditeurs de logiciels et les intégrateurs partenaires.

Un éditeur de logiciel est le créateur de la solution, mais peut aussi proposer ses services en tant qu’intégrateur. De l'autre côté, les intégrateurs partenaires sont des entreprises tierces spécialisées dans la mise en place des logiciels. Alors, comment choisir ?

Pour faire court, il n’existe pas d’alternative strictement supérieure à l’autre, tout est question de besoins et d’objectifs.

De manière générale, un éditeur a plus de chances d’avoir une meilleure connaissance du logiciel ; après tout, il en est le créateur ! Toutefois, certains de ces éditeurs proposent un programme partenaire d’affiliation sur plusieurs niveaux pour former des intégrateurs externes. Ceux d’entre eux possédant la certification de plus haut niveau proposent généralement un degré d’expertise logiciel équivalent à celui de l’éditeur.

Vient ensuite la “connaissance métier” : ici, difficile de trancher entre nos deux adversaires sans éléments supplémentaires. Heureusement, départager deux concurrents peut se faire en leur demandant de fournir des références clients sur le secteur d’activité voulu.

Néanmoins, et particulièrement sur le secteur de l’industrie, il n’est pas rare que le déploiement d’un logiciel soit confronté à de nombreuses spécificités. Dans ce cas de figure, l’éditeur est souvent le plus à même de fournir une réponse fiable et rapide.

Pour le volet “accompagnement”, les intégrateurs sont souvent en tête. En effet, contrairement à un éditeur dont le rôle principal est de développer et suivre le logiciel industriel, l’intégrateur est de son côté plus souvent amené à évoluer au côté des clients finaux. De fait, leur offre de services et de prestations (conception sur-mesure ou service client par exemple) a tendance à être plus complète que celle des éditeurs.

Notons également qu’il est possible d’opter pour une formule hybride : l’éditeur se charge de piloter le projet au niveau global, tandis que l’intégrateur envoie ses consultants sur le terrain pour l’aspect pratique.

Cette solution présente l’avantage de cumuler le meilleur des deux mondes. En revanche, l’ajout d’un intermédiaire au projet peut créer un flou organisationnel et opérationnel qu’il n’est pas toujours simple de gérer.

Quoi qu’il en soit, il est toujours préférable de se tourner vers un expert “certifié” pour le déploiement d’un logiciel industriel afin de maximiser les chances d’un déroulement du projet optimal.

Tribunes des professionnels du secteur industriel

Les tribunes sont des prises de parole d’experts, prestataires ou professionnels de l’industrie. Découvrez leurs points de vue, opinions ou retours d’expériences pour alimenter votre réflexion sur vos projets numériques. Chaque auteur exprime ici librement son opinion autour d’un sujet d’actualité.

Toutes les tribunes des professionnels de l’industrie

Quels salons industriels visiter en France ?

Si les recherches sur Internet constituent une excellente source de renseignements pour l’acquisition d’un logiciel industriel, parfois rien ne vaut le contact direct avec les éditeurs. Et pour cela, le moyen le plus adapté reste les salons (ou les démonstrations en ligne compte tenu de la crise sanitaire actuelle). Lieux de rencontres et d’échanges, ils sont un véritable vivier d’informations.

Dans cette optique, voici une liste recensant 10 salons industriels se déroulant en France et en Belgique, sur lesquels il est fréquent de pouvoir retrouver des éditeurs de logiciels :

Global Industrie : Salon professionnel des technologies de production - Eurexpo Lyon

  • SITIL : Salon professionnel du transport et de la logistique - Paris-Nord Villepinte Exhibition Center
  • SEPEM : Salon industriel généraliste - Gayant Expo de Douai (et six autres villes)
  • Micronora : Salon international des microtechniques - Besançon
  • RSD3 : Salon de l’industrie 4.0 - Halle Chaban Delmas de Valence
  • Maintenance Expo : Salon de la maintenance industrielle - Antwerp expo (Belgique)
  • Smart Systems Integration : Salon sur les systèmes miniaturisés - Alpexpo Grenoble
  • Salon Solutions : Salon dédié aux ERP, CRM, à la BI ou encore à la dématérialisation - Paris Porte de Versailles

Aussi vaste que passionnant, l’écosystème du logiciel industriel regorge de possibilités. Avec la progression de l’industrie 4.0, ses applications sont en passe de devenir indispensables (quand ce n’est pas déjà le cas) : à nouveaux enjeux, nouvelles solutions !

Vous souhaitez en savoir plus sur les logiciels industriels ? IT Shaker vous propose de nombreux livres blancs à télécharger gratuitement ! Des témoignages de responsables industriels sont également à votre disposition en suivant ce lien. Vous pouvez également effectuer un appel d’offres en quelques clics sur une sélection d’éditeurs de logiciels GMAO

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